2017 est l’année du 56ème anniversaire du Jazz Club de Saint-Leu, et donc de son 56ème Festival, le 11 mars. Comme le veut la tradition à Saint-Leu-la-Forêt, la programmation de cet évènement fut marquée par une progression « historique », les formations invitées allant du vieux style au Jazz moderne. Ajoutons à cela que la ville avait demandé aux associations de mettre les femmes en valeur.

 

Le Jazz Club avait donc tout naturellement débuté son festival avec Certains l’Aiment Chaud, aujourd’hui encore le seul orchestre féminin de Jazz des années 20 sur la scène internationale.
Chaude ambiance avec Kiki Desplat (cornet et chant), Sylvette Claudet (clarinette et chant), Nathalie Renault (banjo et chant), Claude Jeantet (soubassophone et chant) et Catherine Girard (washboard et chant).

 

Puis ce fut Swing Complices, formation de Jazz manouche dont certains membres ont eu pour conservatoire les cafés des Puces de Saint-Ouen, et en particulier la célèbre Chope des Puces. Ils ont pour passion de faire perdurer la musique de Django Reinhardt et le swing manouche et d’entretenir l’ambiance créée par le Quintet du Hot Club de France de la période Django Reinhardt – Hubert Rostaing.
Et ça a sérieusement swingué avec Hugues Dieuzeide (clarinette), Alain Blanc (guitare), Jean-Baptiste Thérency (guitare) et Joël Bara (contrebasse).

 

Encore un saut dans le temps avec l’arrivée fracassante sur scène de Louis Prima Forever. Entre 1997 et 2007, le groupe français Les Gigolos avait parcouru le monde, et était passé par Saint-Leu-la-Forêt, en reprenant la musique de Louis Prima. Stéphane Roger a remonté cet orchestre en y adjoignant une chanteuse. Le 56ème Festival s’est terminé en apothéose avec Pauline Atlan (chant), Patrick Bacqueville (trombone et chant), Michel Bonnet (trompette et chant), Claude Braud (sax ténor et chant), Nicolas Peslier (guitare), Enzo Mucci (contrebasse), Fabien Saussaye (piano) et Stéphane Roger (drums). A noter qu’en plus des thèmes s’inspirant au plus près de la formation initiale de Louis Prima, le public a eu droit à une brillante présentation du futur CD consacré aux musiques des films de Walt Disney : profitant d’un long et percutant solo de batterie de Stéphane Roger, les autres musiciens sont allés en coulisses pour se costumer de façon à illustrer leur Jungle Book !

 

 

Commencé à 20 heures, ce 56ème Festival s’est achevé vers minuit, malgré les rappels d’un public qui en revoulait encore. Le temps va lui paraître long, d’ici le concert de rentrée du 14 octobre 2017…

Luc d'Amiens, Président du Jazz-Club de Saint-Leu
Extrait d'un article pour Jazz Dixie/Swing
revue éditée par le Jazz Club de France
 

 

 

 

 

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Dernière mise à jour : 9 avril 2017