Pour fêter son 57e anniversaire, le 18 mars 2018, le Jazz Club de Saint Leu a proposé un Festival écologique : s’engageant à réduire au maximum l’impact carbone, il n’a invité que des musiciens franciliens, valdoisiens, voire saint-loupiens, quand nombre d’organisateurs de concerts ou de festivals de Jazz programment des orchestres venant d’autres continents ! Il a invité trois formations dont l’ordre de passage a respecté l’évolution du Jazz depuis son arrivée en France en 1918, avec les régiments du corps expéditionnaire américain.

L’accueil musical a été assuré par les élèves de la classe de Jazz de l’école de musique de Saint-Leu-la-Forêt, dirigés par leur professeur Sylvain Guichard.

 

Le premier set a été confié aux Clarinet Unlimited, une formation originale issue de la célèbre Clarinet Connection. Le quintet était en pleine forme. Ils ont interprété avec fougue et lyrisme des chefs-d’œuvre du Jazz : I Can't Believe That You're In Love With Me, Wolverine Blues, Squeeze Me, Elsa's Dream, Southern Sunset, Dardanella, Caravan, The Grapes Are Ready, Rockin' In Rythm. Les clarinettistes Michel Mardiguian et Jacques Montebruno (cl) étaient entourés de Patricia Lebeugle (b), Michel Denis (dms) et Marie-Ange Martin (g). En présentant cet orchestre, le président du Jazz Club a tenu à rappeler que cette dernière avait débuté sa carrière jazzistique à Saint Leu du temps d’André Muller, l’initiateur de Jazz in Marciac. Elle allait alors écouter et observer le père du guitariste qui a assuré le second set de ce 57e Festival.
 
Ce guitariste, c’est Ninine Garcia. Habitant Eaubonne, il est venu en voisin, accompagné par son fils Rocky (g) et Claudius Dupont (b), ainsi que la violoniste virtuose Eva Slongo. Ninine anime régulièrement la Chope des Puces à Saint Ouen, temple francilien du Jazz manouche. La musique de Ninine, son style, sa sonorité font de lui un poète de la guitare. Faisant fi des exercices de virtuosité gratuite et des effets à sensation, il nous offre une musique sans fard, sans artifice. Son sens de la mélodie, son feeling et son ouverture à tous les styles de musique donnent à son instrument une couleur toute particulière, flirtant d’une manière subtile avec la musique brésilienne, la chanson française et internationale. Le quartet a interprété des compositions de Ninine comme My Dream Of Love, Ninine et des thèmes connus des amateurs de Jazz : Undecided, Autumn Leaves, L.O.V.E, C’est Magnifique, Minor Swing, sans oublier la chanson française avec Jardin d’Hiver joliment chanté par Eva. Le public aurait aimé les entendre plus longtemps, mais il fallait céder la scène au troisième orchestre.
 
Le troisième set du Festival était assuré par Roger Bacri, pianiste de Jazz de formation classique, compositeur et chef d’orchestre. Il était accompagné par Dominique Lagache (g), Emmanuel Chabbey (b) et Stéphane Nossereau (dms). Avec son Bac’Jazz Quartet, il a interprété plusieurs de ses compositions, des thèmes souvent influencés par la musique classique (Bach, Chopin, etc.) mais aussi par des grands pianistes de Jazz tels qu’Oscar Peterson et Erroll Garner, ainsi que par les harmonies de la période bebop. Ces compositions sont de styles très variés : le piano stride avec Back To Stride, la bossa nova avec Bossambra et Bossa Nostalgie, la valse avec Valse pour Michèle, le swing avec Tribute To Chopin, Easy Swing, etc. Habitant Saint-Leu-la-Forêt, Roger est venu et reparti à pied. Le rêve pour un musicien qui joue très souvent à Paris !

La saison de Jazz s’est donc très bien terminée avec ce 57e Festival. Les concerts du Jazz Club reprendront le 20 octobre 2018 avec le Big Band de Levallois-Perret (20 musiciens) et le 2 décembre 2018 avec un hommage à Claude Luter rendu par son fils Eric et les musiciens de son père.

 

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Dernière mise à jour : 25 avril 2018